06h41 – Jean-Philippe Blondel

En quête de nouvelles lectures au hasard de mes allées et venues dans les rayons de livres de la bibliothèque, mon attention s’est portée sur le dernier roman (adulte) de Jean-Philippe Blondel. Il s’agit de 06h41, paru aux éditions Buchet/Chastel, en janvier 2013.

Pour celles et ceux qui suivent régulièrement le blog, vous avez déjà peut-être eu l’occasion de lire une précédente chronique que j’ai faite sur un livre de cet auteur. Seulement, cette fois-là, c’était sur l’un de ses romans jeunesse. L’opportunité est donc ici donnée pour moi de découvrir une autre facette de l’oeuvre de cet auteur, et de voir si l’exercice de style était tout aussi réussi.

06h41 - Jean-Philippe Blondel

Cécile Mergey, née Duffaut, quarante-sept ans, revient d’un week-end chez ses parents à Troyes, lieu de son enfance. Dans le train de 06h41 qui la conduit à Paris, elle se retrouve assise à côté de Philippe Leduc, un ancien amour datant d’il y a plus de vingt-cinq ans. Même provenance, même destination, un coup du hasard. Ce trajet est l’occasion pour les deux personnages de se pencher sur leurs vies respectives, en se replongeant dans ce qui a fait leur jeunesse, sur les quatre mois qu’ils ont partagé ensemble et ce qu’il est advenu de leur destin par la suite. La tension est palpable, les deux personnes font mines de ne pas se reconnaître. Que s’est-il passé entre eux ? Sont-ils heureux de ce qu’ils sont devenus désormais ?

Le roman est construit de telle façon que s’alternent successivement les points de vue de Cécile et de Philippe. Chacun raconte le déroulement de ce voyage particulier selon ce dont il se souvient, ce qu’il a vécu, ce qu’il ressent. L’utilisation du « je » est alors de mise. L’intensité de l’histoire est telle qu’elle s’en trouve renforcée par l’idée d’espace clos et relativement réduit (deux sièges dans un train, obligatoirement côté à côte puisque il n’y a plus de place ailleurs). Presque impossible de s’échapper de cette situation. Le lecteur plonge au fil des pages dans le quotidien puis le passé des personnages, avec l’envie grandissante d’en savoir plus et de comprendre ce qui est arrivé il y a plus de 25 ans. Curiosité par ailleurs progressivement satisfaite, jusqu’au dénouement de l’histoire, et on continue pourtant à se demander : Le pardon sera t-il accordé ? Vont-ils renouer ? Le hasard fait-il bien les choses ?

Par ailleurs, ce roman, je l’ai lu alors que j’effectuais moi-même un voyage en train. Une certaine connivence s’est alors créée avec les personnages : les différentes réflexions que dissémine l’auteur au sujet des voyages en train m’ont fait sourire. Ce qu’on prévoit pour occuper son temps, ce qu’il en est réellement, le fait de laisser son esprit vagabonder, les yeux fixés dans le vague, la garde baissée, la proximité avec les autres passagers… L’atmosphère dans laquelle j’ai lu ce roman était donc, il faut le dire, idéale. J’ai pu pleinement savourer ma lecture…

Je pense désormais qu’après cette lecture, Jean-Philippe Blondel rejoindra ma liste d’auteurs à suivre, avec l’envie d’en découvrir davantage parmi ses livres précédents ! 🙂

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