D’acier – Silvia Avallone [Masse Critique – Babelio]

Dans le cadre de ma première sélection à l’opération Masse Critique organisée par Babelio, j’ai eu la chance de recevoir le roman suivant : D’acier, de Silvia Avallone, récemment publié aux éditions J’ai Lu, après avoir été initialement publié aux éditions Liana Levi en avril 2011. Je précise également que cette oeuvre a reçu le prix 2011 des lecteurs de l’Express.

D'acier - Silvia Avallone

A travers ce roman, Silvia Avallone dresse le portrait de deux adolescentes, Anna et Francesca, âgées de 13-14 ans. Ces jeunes filles vivent dans la cité industrielle de Piombino, en Toscane (Italie), dont la principale activité trouve son origine dans l’aciérie locale, petit à petit gagnée par le chômage et les délocalisations. Liées par une amitié fusionnelle, parfois troublée par l’ambiguïté de leurs sentiments, Anna et Francesca rêvent à un destin meilleur, au loin, sur l’île d’Elbe. Tour à tour actrices puis victimes de leurs charmes et de leur beauté, jusqu’où iront-elles pour échapper à leur avenir et assouvir ce besoin d’amour et de liberté ? Leur amitié pourra t-elle résister ?

Toutes ces questions me sont passées en tête au fil de ma lecture. Ce qui m’a saisie pendant ma découverte de ce roman, ce sont les profils des personnages d’Anna et Francesca. Des adolescentes mi femmes, mi enfants, tantôt déterminées, désinhibées de toute gêne face aux garçons (souvent bien plus âgés), tantôt rattrapées par leur naïveté. Mais ce n’est pas seulement ce qui m’a marquée. En plus de l’atmosphère pesante imposée par le soleil de plomb qui règne sur Piombino, on ressent également un certain malaise. Des scènes d’amour (encore que ce terme semble bien souvent éloigné de la réalité) dénuées de toute émotion, de la violence physique et morale exercée par la figure du père, l’impuissance et la passivité qui caractérisent l’image de la mère : tout autant d’éléments (et bien d’autres encore) qui dérangent, bousculent le lecteur.

J’ai donc été à la fois captivée et déstabilisée par ce roman. Silvia Avallone, jeune auteure italienne de 25 ans, nous offre avec D’acier un roman qui marque les esprits, au style bien déjà bien rôdé, avec des personnages atypiques que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Avis aux amateurs !

Ce roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Stefano Mordini, sortie le 5 juin au cinéma. Ayant vu la bande-annonce après ma lecture, j’aurais été curieuse de voir le rendu sur écran. Malheureusement, c’est chose impossible, car il n’est pas projeté du côté de chez moi…

Je tiens à remercier Babelio et les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

Masse Critique - Babelio

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4 comments

  1. mithrowen a dit :

    J’ai lu ce livre en début d’année et je l’ai beaucoup aimé. Beaucoup le trouve caricaturale, mais étant italienne du sud, il me semble que le portrait qu’elle fait de ces jeunes filles et des protagonistes qui les entourent est assez juste. La pauvreté autant financière que culturelle, les rôles hommes-femmes très stéréotypés…
    Sinon, peut-être que tu pourras trouver le film sur internet car il est sorti depuis belle lurette en Italie. Par contre, je sais pas si tu peux le trouver sous-titré.

    • Lis-moi si tu veux a dit :

      A aucun moment je n’ai trouvé le contenu de ce roman caricatural. Effectivement, ces portraits et l’atmosphère du roman sont assez frappants. Au sujet du film, si je tiens vraiment à le voir, je patienterais jusqu’à la sortie du DVD (je ne parle pas un mot d’italien !) 😉
      Merci pour cet avis ! 🙂

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