Je vais mieux – David Foenkinos

Il est de ces auteurs dont on apprécie particulièrement les écrits. Pourtant loin d’avoir tout lu de son oeuvre, David Foenkinos fait partie du petit groupe d’auteurs que je prends plaisir à lire. Je vais mieux, paru aux éditions Gallimard en janvier 2013, est le troisième roman que je découvre, après avoir précédemment lu La délicatesse et Les cœurs autonomes (d’ailleurs, Les souvenirs figure en bonne place dans ma pile de livres à lire). Pareil que pour le dernier roman de Jean Teulé, j’ai du attendre un certain temps avant de pouvoir emprunter un exemplaire de ce livre en bibliothèque (victime de son succès, les réservations en attente étaient légèrement plus nombreuses pour celui-là).

Je vais mieux - David Foenkinos

Tout commence lors d’un dîner entre amis, réunissant le narrateur, sa femme Elise et un couple d’amis, Edouard et Sylvie. Pris d’une fulgurante et soudaine douleur au dos, le narrateur tente d’en chercher l’origine. Mauvais geste ? Faux-mouvement ? Somatisation ? Les jours passent, la douleur persiste, s’amplifie. L’angoisse monte. Des examens sont pratiqués. Rien. D’où cette douleur peut-elle bien provenir ? Parallèlement à sa douleur, le narrateur se retrouve confronté à d’autres difficultés : travail, parents, enfants, couple. Les problèmes semblent pourtant glisser sur lui, simple spectateur de sa propre vie. Jusqu’au jour où la douleur se fait trop forte, où la peur de mourir est grandissante : le narrateur agit, prend sa vie en main. Décide qu’il est temps d’arrêter de subir. Travail, parents, enfants, couple, tout y passe. La douleur s’estompera t-elle pour autant ?

Mal de dos, mal du siècle, dit-on. Avec cette histoire, l’expression « en avoir plein le dos » semble prendre tout son sens. Qui n’a jamais ressenti une crispation se matérialisant par des douleurs dorsales, à la simple pensée ou l’évocation de ses problèmes personnels ? C’est un roman qui parlera aisément à bon nombre de ses lecteurs. Même si durant la première partie du roman, j’ai un peu peiné à accrocher, la trouvant un peu longue, j’ai persisté dans ma lecture. J’étais curieuse de savoir si le narrateur allait réagir, de ce qui allait advenir de sa vie et de sa douleur. Le doute persiste toujours au fil de la lecture, tout comme la douleur du narrateur. Au fil des pages, de l’évolution du personnage, deux questions demeurent : pourquoi le narrateur ne guérit-il pas ? Va t-il y parvenir un jour ? Ce sont tout autant de questions qui m’ont amenée à la fin de ce roman. Tout est précis, des sentiments ressentis par le narrateur aux descriptions faites de son état, de son environnement proche. C’est appréciable de pouvoir se figurer ainsi clairement le cours d’une histoire.

Un peu différent de ce que j’avais lu auparavant de cet auteur, j’en recommande tout de même la lecture aux adeptes de David Foenkinos (et aux autres !).

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