La ferme des animaux – George Orwell

Pour continuer dans l’objectif personnel que je me suis fixé, à savoir enrichir mes connaissances littéraires en terme de classiques, j’ai choisi ce must de la littérature de langue anglaise. La Ferme des animaux (Animal Farm en V.O) est un roman de George Orwell, paru en 1945. L’édition présentée ci-dessous est celle des éditions Folio (la première édition datant de 1983). Avec de vagues souvenirs de cours d’anglais durant lesquels des extraits avaient été étudiés, je me suis cette fois-ci plongée dans la lecture complète de cette oeuvre. Je la perçois désormais comme un roman incontournable, avec l’idée que quiconque apprécie la littérature devrait l’avoir lu au moins une fois dans sa vie…
La ferme des animaux - George Orwell

Dans la ferme du Manoir de Mr Jones, qui se situe en plein cœur de l’Angleterre, la vie semble paisible et routinière. Jusqu’au jour où l’un des cochons, dénommé Sage l’Ancien, fait solennellement part aux autres animaux d’un rêve qu’il a fait durant une nuit. Un rêve dans lequel il voit les bêtes s’émanciper de leurs maîtres, s’affranchir de l’Homme, créature néfaste qui les conduira à leur perte. Une révolution doit avoir lieu : des convictions, un slogan (« Tout ennemi est deuxpattes, l’ami tout quatrepattes ou volatile »), un hymne (« Bêtes d’Angleterre »), des commandements ; tout est réuni pour mener les troupes au soulèvement. Sage l’Ancien décédant quelques temps après, deux autres cochons, Napoléon et Boule de Neige, tentent de s’approprier les idées du défunt, chacun les interprétant à sa façon. Vient l’heure du soulèvement, Mr Jones est chassé, les animaux prennent le pouvoir. Comme dirait un certain Leibniz, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Est-ce seulement véritablement le cas ? L’intérêt de tout le monde peut-il être compatible avec l’intérêt de chacun ?

Le récit s’organise sous la forme d’une fable, avec pour personnages principaux des animaux dotés de caractéristiques humaines. Avant même de commencer la lecture de La ferme des animaux, je savais qu’il était question d’une satire d’un certain type de société, mais je n’avais aucune idée de la cible choisie par George Orwell. C’est donc en rassemblant les différents éléments disséminés dans le récit que j’ai fini par comprendre que l’auteur dressait là via son roman une critique du totalitarisme, apparu à la fin de la Première Guerre Mondiale, sous l’impulsion de la Révolution Russe de 1917. En cela, le cochon Napoléon (un nom choisi volontairement ?) qui prône la mise en commun des moyens mais surtout des ressources produites par l’ensemble de la population de la ferme, symbolise le leader de ce courant politique de l’époque (Boule de Neige ayant été éjecté sous de faux prétextes, passant pour le méchant de l’histoire). Les autres animaux, parmi lesquels Malabar et Douce, les chevaux, les moutons (!), la basse-cour, etc, représentent très probablement les ouvriers œuvrant au succès de cette doctrine (ici nommée l’Animalisme), rationnés plus qu’à l’époque d’avant révolution, embrigadés à coup de propagande sous des airs de bonne volonté. Demeure seul sceptique Benjamin, l’âne, qui à force d’observation comprend la manœuvre qui se joue réellement au sein de la ferme. L’intrigue prend de l’ampleur au fur et à mesure de son avancée, et le lecteur comprend petit à petit quel est réellement l’enjeu de ce roman. C’est un réel coup de maître qu’a signé là George Orwell. On notera également le choix réalisé par l’auteur de choisir le cochon, animal familièrement grossier et sale, pour personnifier la figure des dirigeants du régime totalitariste et traduire ainsi une pensée affirmée…

Petite précision, je n’ai pu m’empêcher durant ma lecture de trouver d’autres similitudes (certes bien plus lointaines) avec la société actuelle. Je ne rentrerai cependant pas dans les détails et je laisse libre cours à l’imagination de chacun quant à l’interprétation qu’il est possible d’en faire ! 😉

Je vous laisse sur ces quelques mots, et je vous dit à très vite pour une nouvelle chronique !

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