La lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson

C’est avec un deuxième réel coup de cœur que j’ai eu la chance de poursuivre ce mois de septembre. Acheté sous l’influence d’une chronique élogieuse lue sur la blogosphère, La lettre à Helga est un roman de Bergsveinn Birgisson, paru aux éditions Zulma en août 2013. Rempli de tendresse, de poésie et de sensualité, cette lecture est un pur bijou d’émotion…
La lettre à Helga - Bergsveinn Birgisson
A l’orée de la fin de sa vie, Bjarni Gislason de Kolkustadir écrit une longue lettre à son amour de toujours, Helga. Une lettre pour lui dire combien il l’a aimée, désirée, mais aussi pour lui confier à quel point il a longtemps été rongé par les regrets. De retour près des lieux de sa vie passée, Bjarni est submergé par les souvenirs d’une vie qu’il n’a pas pleinement vécu. A l’époque installé en pleine campagne islandaise avec sa femme Unnur, juste en face de sa Belle Helga et de son mari Hallgrimur, tout entre eux débute par une simple rumeur, qui finira par prendre forme. Tous deux retenus dans des vies de couple monotones, Bjarni et Helga se laissent progressivement entraîner dans une passion dévorante du corps et de l’esprit, jusqu’au jour où un événement viendra bouleverser le cours de cette relation adultère. L’heure de faire un choix est arrivé… Un choix qui changera inévitablement le cours des vies de chacun, peu importe la décision prise…

A travers ce roman, Bergsveinn Birgisson dépeint le portrait d’un personnage profondément humain, avec ses émotions, ses doutes, ses peurs et ses faiblesses. Un personnage ancré dans son univers, impossible de renoncer à l’essence même de ce qui fait de lui ce qu’il est à cet instant : attaché à ses bêtes, à ses terres héritées de son père, à son métier de contrôleur des provisions de fourrage du canton de Hörga. Il est un homme pour lequel on ne peut s’empêcher de ressentir une grande empathie, dont l’expérience fait parfois écho à notre propre conscience personnelle. On découvre également la représentation de ce qu’était la vie dans la campagne islandaise, toute faite de simplicité, mais aussi de solidarité entre ses habitants, amis ou non, en nette opposition à la vie menée à Reykjavík, la capitale. Même si c’est un roman court (130 pages), c’est une histoire riche en émotions et en sentiments.

Près de la couverture, il est écrit : « Ce beau et puissant roman se lit d’une traite ». Je le confirme aux futurs lecteurs de ce roman, vous ne pourrez pas rester insensible à l’aveu si touchant que nous livre tout en poésie ce vieux berger islandais…

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