Le béton qui coule dans nos veines – Laurence Schaack / Goulven Hamel

Aperçu dans les rayons de romans pour adolescents au sein de la bibliothèque que je fréquente régulièrement, j’ai été intriguée par le titre et la couverture de cet ouvrage. Aussitôt vu, aussitôt emprunté ! Le béton qui coule dans nos veines, de Laurence Schaack et Goulven Hamel (illustrations intérieures de David Scrima), est un roman orienté autour de la culture hip-hop américaine paru en février 2012 aux éditions Nathan Jeunesse, dans la collection Backstage (qui regroupe « des romans branchés sur tous les courants musicaux » [définition donnée par l’éditeur ici]).

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Résumé

2 mai 1982 : Gregorio Mendez, aka Prince G, est percuté par une rame de métro, dans le quartier du Bronx (New-York), alors qu’il réalisait un graffiti sur la voûte d’un tunnel. Quelques jours plus tard, l’enquête croisée de la police et de la Metropolitan Transportation Authority concluera au suicide de Prince G.

Tout juste dix ans après, le fil des évènements de la vie conduira ses proches, Wild Blood, D2B Dillinger, Isabelle Smith, Queen Divine, et Morton Salstein, le conducteur de la rame qui a percuté Prince G, à se souvenir de lui et à s’interroger sur les réelles causes de la mort du jeune Latino.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à souligner le style d’écriture employé par les auteurs. Chaque chapitre est vécu à travers un personnage lié de près ou de loin à Prince G. Un lecteur adolescent aura peu de chances de se perdre dans ce récit, qui ne se contente pas d’être purement descriptif, bien que globalement raconté à la troisième personne. On découvre alors l’histoire de ce personnage et les raisons qui l’ont fait arrêter le rap et devenir un graffeur solitaire. J’ai apprécié la lecture de ce roman, qui prend comme acteurs de l’intrigue certains personnages ayant réellement existé, et certains évènements s’étant réellement déroulés. L’éditeur précise toutefois qu’il s’agit bien d’une fiction, certes inspirée de la réalité. C’est une histoire imprégnée de la culture hip-hop suburbaine US, qui permet, au prétexte de l’intrigue, de découvrir un mouvement musical majeur né au 20è siècle, désormais répandu à travers le monde. Une personne peu au fait de la culture hip-hop trouvera en fin ce livre un dossier complet sur le sujet (biographies, discographie, explications…), mais on peut se douter qu’un ado qui choisira spontanément cette lecture aura déjà une idée de l’univers du roman.

En conclusion : c’est un roman adolescent que je recommande, accessible à partir de 13-14 ans, un âge fixé en raison du contenu tout de même empreint d’éléments susceptibles de « toucher » (heurter est un terme peu fort) la sensibilité des plus jeunes.

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