Le Magasin des Suicides – Jean Teulé

Après avoir lu Mangez-le si vous voulez, que j’avais beaucoup apprécié, l’envie m’en a pris de lire un autre roman de Jean Teulé. C’est ainsi que j’ai terminé Le Magasin des Suicides, publié au format poche aux éditions Pocket en 2008.

Le magasin des suicides

Autant vous le dire tout de suite, j’ai tout simplement adoré ! Mais attention, humour noir à très forte dose ! A prendre au second degré !

« Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ». Tel est le slogan du Magasin des Suicides, tenu depuis des générations par la famille Tuvache. Une accroche en quatrième de couverture qui annonce la couleur ! Mishima et Lucrèce Tuvache sont les gérants du Magasin des Suicides. Sabres, parpaings, lames de rasoir, cordes, napalm : tout est mis en oeuvre par Lucrèce et Mishima pour satisfaire à la demande de leurs clients suicidaires.

Ils ont trois enfants : Vincent, Marilyn et Alan. Tout irait pour le mieux si seulement Alan n’était pas si cruellement optimiste. Né d’une expérimentation réalisée par ses parents qui ont voulu tester un nouveau gadget à proposer à leurs clients en quête du suicide parfait, Alan brille par sa véritable joie de vivre, à l’opposé de l’ambiance familiale. Mais attention, il est un danger pour les affaires ! Attention, optimisme contagieux ! 🙂

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est ce que j’avais déjà trouvé génial au cours de ma lecture de Mangez-le si vous voulez : un style qui va à l’essentiel, cash, et surtout, bourré d’humour ! Certes, un humour pas forcément accessible à tout le monde, mais dans le cas présent, j’ai passé un réel bon moment. Avec un sujet traité tout en drôlerie malgré le poids que peut porter une telle thématique, et les risques d’incompréhension face à la gravité du sujet en temps normal. C’est vrai qu’au début, mais rien qu’au début, je me suis posée quelques questions. Mais quand les choses sont bien écrites, et que l’auteur sait être drôle sans être lourd et sans tomber dans les clichés, je pense que l’on peut aborder tout et n’importe quoi, ou presque !

J’ai appris durant ma lecture que ce roman a été adapté au cinéma en septembre 2012 sous la forme d’un film d’animation, réalisé et scénarisé par Patrice Leconte, d’après l’oeuvre originale de Jean Teulé. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir l’adaptation, mais j’espère que ça ne saurait tarder ! Et vous, l’avez-vous lu / vu ? Qu’en avez vous pensé ?

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10 comments

  1. lamediathequedebabel a dit :

    J’ai toujours aimé le cynisme et l’humour noir alors évidemment j’avais assez apprécie le thème du Magasin des suicides. Pourtant moi qui aie toujours eu une préférence pour les textes courts, j’ai été globalement déçue ici. Le style n’est pas mauvais, l’idée de base est bien trouvée mais il manquait quelque chose. Malgré quelques tournures et évènements plutot drôle, j’ai trouvé ça assez plat (contrairement à Mangez le si vous voulez qui m’avait fait un impression bien plus forte).

    • Lis-moi si tu veux a dit :

      Ah oui ? Perso, j’ai apprécié les deux romans cités, mais le Magasin des Suicides m’a laissé une impression plus forte que Mangez-le si vous voulez ! Comme quoi, chaque lecture est différente et chaque lecteur possède sa propre sensibilité. Échanger ses impressions de lecture est utile pour savoir comment d’autres lecteurs ont perçu un roman ! 🙂 Merci d’avoir partager votre avis !

      • lamediathequedebabel a dit :

        C’est que la fin me semblait un peu trop gentillette (ne me voyez pas comme un bourreau avide de larmes et de sang). Elever le personnage d’Alan à un messie ayant une mission comme ça m’a clairement dérangé… Ce n’était pour moi pas cohérant avec l’ensemble du roman.

        • Lis-moi si tu veux a dit :

          Ah, c’est vrai que j’ai été surprise par la fin, mais comme j’aime les fins auxquelles je ne m’attends pas, j’ai apprécié quand même ! Enfin, surprise, oui, même si le lecteur est averti (sur la 4è de couverture, je crois) qu’une once de joie de vivre viendra modifier le cours des choses.
          Et au final, on retombe sur le sujet initial, vu comment le roman se termine ! (dur d’en parler sans révéler la fin de l’histoire)

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