L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa – Romain Puértolas

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa - Romain PuértolasAprès trois lectures aux thèmes pas vraiment drôles, voire difficiles à aborder, j’avais vraiment besoin d’une lecture qui m’emmène vers tout autre chose. Je me suis alors dirigée tout naturellement vers « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa », de Romain Puértolas (éditions Le Dilettante, août 2013). Les échos que j’avais pu avoir au moment de sa sortie m’ont confortée dans mon choix. Un an qu’il était dans ma pile à lire, j’exagère, vraiment (et encore, d’autres sont là depuis plus longtemps…). Enfin, passons maintenant à l’histoire…

Ajatashatru Lavash Patel, fakir de son état, arrive à Paris. L’objectif de son voyage est un peu particulier : acheter le dernier modèle d’un lit à clous vendu par l’enseigne Ikea, pour ensuite le ramener en Inde, là où il vit. Seulement rien ne va se passer comme prévu. De l’Angleterre à l’Espagne, en passant par l’Italie et la Libye, Ajatashatru va se retrouver embarqué dans un périple improbable. Quand on sait que tout a simplement commencé par une planque dans l’une de ces fameuses armoires Ikea… Une aventure humaine qui mettra sur son chemin quelques rencontres inattendues, rencontres qui bouleverseront Ajatashatru bien au-delà de ce qu’il aurait pu penser…

Cette lecture, c’est pile ce dont j’avais besoin. J’y ai trouvé ce que j’étais venue y chercher : un bon moment, du divertissement, de l’humour. Un fakir hors du commun, des situations ubuesques, des effets de style à la pelle, comme des bouts de phrases répétés pour insister sur ce que le personnage a de drôle ou pour accentuer le côté improbable d’une chose, de la dérision lorsqu’il s’agit de prononcer divers prénoms tout aussi farfelus les uns que les autres… Ce sont autant de faits qui contribuent à apporter un véritable plus plein d’humour à l’ensemble. Mais je ne résumerai pas ce livre qu’à ces éléments. Derrière les apparences se cache un message plus subtil, un moyen de mettre à jour la réalité de ce que peut être l’immigration, des conditions auxquelles les clandestins font face lorsqu’ils entament ce genre de « voyage ».

Par curiosité, une fois ma lecture terminée, j’ai été lire quelques avis sur ce roman. Quelques remarques m’ont surprises : ce livre contribuerait à véhiculer des clichés. Idée qui pourrait nous effleurer en pensant notamment au personnage de Gustave Palourde, le gitan lancé à la poursuite d’Ajatashatru (je vous laisse découvrir pourquoi pour ceux qui ne l’ont pas lu). Alors oui, les traits physiques et la personnalité du personnage sont exagérés (il n’est tout de même pas le seul visé, il n’y a qu’à voir le personnage du fakir lui-même, et d’autres encore), oui il prête à sourire à ses dépens, mais le ton du roman est à l’humour, à l’exagération justement. A prendre au second degré, donc, selon moi ! C’est un livre qui fait du bien au moral, vraiment ! Arrêtons de voir le mal partout…

C’est vous dire si j’ai aimé ce roman, j’ai tout de suite enchaîné avec la nouvelle histoire de Romain Puértolas, La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel. Pour le moment, j’apprécie aussi ! Rendez-vous dans quelques jours pour avoir mon avis complet !

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 comments

  1. Elsav a dit :

    Je viens de finir ce roman également et comme toi j’ai beaucoup aimé. Et je pense également que ce roman ne véhicule pas des clichés mais joue avec et se moque de ces clichés. C’est ça qui le rends drôle et plein d’autodérision.
    Je suis impatiente de voir ton avis sur son dernier roman que je n’ai pas lu.

Laisser un commentaire