Pétronille – Amélie Nothomb

Pétronille - Amélie Nothomb Remarqué sur quelques blogs au moment de sa sortie, à mon tour, je me suis laissée tentée par la lecture du nouveau roman d’Amélie Nothomb, Pétronille (paru aux éditions Albin Michel en août 2014). Je ne fais pas partie de ces lecteurs totalement adepte des livres de l’auteure, mais il m’arrive, ponctuellement, d’être attirée par ses histoires, plus ou moins fantasques…

Fascinée par les effets que peuvent lui procurer le champagne, enivrée par ses bulles au moment où l’histoire débute, Amélie décide de se mettre en quête d’une personne qui l’accompagnera dans ses dégustations futures. C’est durant l’une de ses séances de dédicaces en librairie qu’elle fait la connaissance de Pétronille… Fascinée par l’aura que la jeune fille à l’allure garçonne dégage, Amélie voit en elle la « convigne » (terme utilisée par l’auteure) idéale. A la clé, une solide amitié qui se nouera au fil de temps, initiée grâce au pouvoir des bulles de cet or liquide…

Cette fois encore, Amélie Nothomb nous entraîne dans son univers, aussi étrange et singulier soit-il, et tente, par un certain effet de connivence, de nous faire partager sa fascination pour le champagne grand cru. Qui n’en a jamais connu ses effets, la sensation d’ivresse particulière qui monte doucement en soi-même ? (à consommer avec modération, tout de même, faut-il encore le préciser). C’est ainsi que le lecteur, par cette description, entre dans l’histoire. Et tout comme Amélie et Pétronille avec le champagne, il se laisse emporter par les pages, découvrant la relation qui se profile entre les deux femmes aux personnalités bien affirmées.

Mais le champagne, bien que fondement même de leur amitié, n’est pas le seul point commun qui relie ces protagonistes : la passion de l’écriture en est un également. Une amitié forte, parfois même explosive, qui selon la rumeur, se voudrait bien réelle : le personnage de Pétronille serait largement inspirée d’une amie proche d’Amélie Nothomb, Stéphanie Hochet. Les anecdotes, les faits relatés et la personnalité même du personnage de Pétronille auraient effectivement permis d’identifier cette personne. Roman, autobiographie romancée ? Telle est la question que je n’ai cessé de me poser ; j’aurais pourtant tendance à pencher pour la deuxième option.

L’une des choses qu’il est cependant impossible de nier, c’est qu’Amélie Nothomb reste fidèle à elle-même et à son style ! Avec cette histoire, je suis passée par diverses émotions, passant à chaque nouvelle situation du rire (petit clin d’œil à sa rencontre avec la styliste Vivienne Westwood) à des moments plus sérieux, pour finir par un sentiment d’incrédulité lorsque j’ai vu la fin arriver. Peut-être ai-je peu d’humour ou ne suis-je pas suffisamment sensible à l’univers de l’auteure, mais j’ai été déçue par cette fin, que j’ai trouvée « brusque » et dont j’ai eu du mal à cerner le vrai sens, malgré quelques tentatives d’interprétation. Dommage, quand on sait que jusqu’alors, j’avais été plutôt séduite par son nouveau roman…

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2 comments

  1. Le Patelinant a dit :

    Je dois dire que je ne me suis jamais penché sur l’univers de Nothomb. Est-ce que c’est parce que je suis un gars ? Je ne sais pas trop. Les titres, les couvertures (qui mettent le plus souvent l’auteure en avant) ne m’attirent pas. Peut-être à tord ! J’essaierais une fois…

    Bonne chronique cela dit ! Ça pétille de fines bulles dorées !

    • Melanie a dit :

      Je ne pense pas que ce soit une question de genre, c’est juste un univers auquel on accroche ou pas. J’ai connu cette auteure au collège, avec Le sabotage amoureux à lire pour un cours, puis Acide sulfurique par la suite au lycée. Peut-être que si je n’avais pas eu l’occasion de la découvrir par ce biais, j’en serais au même point que toi !

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