Touche pas à ma mère – Hervé Mestron

C’est en découvrant les rayons du CDI du lycée où je suis actuellement en remplacement que j’ai trouvé ce livre. Il s’agit de Touche pas à ma mère, écrit par Hervé Mestron, publié aux éditions Talents Hauts (collection Ego) en septembre 2012. Plusieurs raisons m’ont poussé à choisir cette lecture… Le titre m’a clairement interpellée, effet confirmé à la lecture de la quatrième de couverture de l’ouvrage. Ensuite, l’auteur de ce roman, j’ai eu la chance de le rencontrer en 2009, durant un stage en bibliothèque, au cours d’une résidence d’écrivain. Pour finir, ce livre a reçu le soutien d’Amnesty International. Alors le tout réuni, j’étais donc curieuse de voir ce que le résultat pouvait donner.Touche pas à ma mère - Hervé Mestron

Cécile, la jeune narratrice, vit seule avec sa mère Chris. Son père est parti depuis des années, les laissant seules toutes les deux. Depuis ce jour, sa mère n’a eu de cesse de tenter de retrouver un homme dans sa vie. C’est aujourd’hui chose faite, avec Sébastien, son nouveau compagnon. Ils emménagent tous les trois dans une nouvelle maison, du côté de Nîmes. Tout semble aller bien ; Sébastien donne l’apparence d’un homme protecteur, d’un beau-père (presque) idéal. Les apparences sont cependant parfois trompeuses. Cécile remarque rapidement les sautes d’humeurs de Sébastien, son attitude autoritaire… Elle constate également des bleus sur le visage, puis le corps de sa mère. Tout s’accélère brusquement lorsque Cécile est témoin de la violence que subit sa mère par Sébastien. Impossible de laisser sa mère dans cette situation…

Vous l’aurez compris, ce roman a été l’occasion pour son auteur d’aborder un sujet sensible, voire parfois tabou, celui des violences conjugales. Je pense qu’aborder ce sujet du point de vue du personnage adolescent est d’autant plus efficace qu’il s’agit de s’adresser à une cible âgée de 12 ans et plus. Les adolescents sont toujours plus réceptifs aux contenus lorsqu’ils sont vécus par des personnages proches d’eux. Sans tomber dans les clichés ni passer à côté de l’essentiel, Hervé Mestron propose aux jeunes lecteurs un support de lecture propice à la sensibilisation des consciences de chacun et à l’échange, au débat. Qui plus est, on trouve en fin de ce roman une annexe expliquant l’engagement d’Amnesty International contre les violences faites aux femmes, ainsi que des définitions et des données utiles pour mieux appréhender ce sujet.

Important, on trouve également à la fin de cette annexe un numéro vert, à disposition des témoins et des victimes de violences conjugales, le 3919 .

En résumé : un roman court (une soixantaine de pages), mais efficace, et plein d’intérêt.

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